Situation géographique et démographique d’Izé

Situation géographique

Izé est un village situé dans le nord est de la Mayenne, non loin de la Sarthe sur l’axe Mayenne – Le Mans. Izé fait partie du canton de Bais (situé à 5 km). Les communes qui l’entourent sont Trans, Sainte-Gemmes-le-Robert, Saint-Georges-sur-Erve, Saint-Martin-de-Connée et Saint-Thomas-de-Courceriers. La commune fait partie de la province historique du Maine, et se situe dans le Bas-Maine.

Source : Carte politique d’Izé, Monographie d’Izé, M. Bedouet, instituteur 1899

Sur tout son territoire, on trouve du granite, ce qui explique pourquoi on peut rencontrer des amas de rochers, notamment dans les champs et dans le Bois d’Izé. Izé se situe dans les collines des Coëvrons et domine à une altitude moyenne de 285 mètres, avec un point culminant : la Retardière qui atteint 352 mètres d’altitude, près du Mont Rochard (qui culmine à 357 mètres d’altitude). Izé est une commune vallonnée où le bocage est encore très présent.

Source : Carte physique d’Izé, Monographie d’Izé, M. Bedouet, instituteur 1899

Evolution démographique

La population actuelle d’Izé est de 456 habitants. Le village est constitué de 112 hameaux, l’agriculture domine.

Sources : Dictionnaire de l’Abbé Angot, INSEE et Wikipedia

A partir de 1840, le nombre d’habitants diminue. C’est l’exode rural, la conséquence directe de la révolution industrielle. La mécanisation et l’augmentation des rendements agricoles réduisent considérablement le besoin en main d’œuvre dans les campagnes. C’est la fuite des travailleurs vers les villes, où l’industrie se développe, les conditions de vie sont meilleures et les salaires plus élevés. Cet exode s’explique également par un intérêt moindre pour le travail agricole, une crainte du célibat suscité par le départ des femmes vers les villes, un désir d’ascension sociale,…

Plus particulièrement, les forges d’Orthe qui ont cessé leur activité au XVIIIème siècle et qui employaient des ouvriers de la commune d’Orthe et des communes environnantes, le départ des tailleurs de pierre, autrefois au nombre de 150, le regroupement de plusieurs petits bordagers pour former des exploitations plus grandes et plus rentables sont aussi les causes de cette baisse démographique.

Les tailleurs de pierre ont aussi dû quitter Izé par manque de granite puisque les couches n’étaient pas assez épaisses et qu’il fallait sans cesse découvrir de nouvelles carrières, qui engendraient des coût élevés.

Pour en savoir plus sur l’agriculture, l’industrie et le commerce à Izé à la fin de XVIIIème et au début du XXème siècle : MS 80/11-4 – Izé – 1899 (lamayenne.fr) (Monographie d’Izé par M. Bedouet, instituteur 1899). Il est intéressant de découvrir, à cette époque, les outils employés par les agriculteurs, les différentes cultures, l’utilisation des engrais naturels, le nombre de ruches (la grande majorité des fermes possédaient un rucher – 250 ruches à Izé en 1899), les différents métiers encore existants que nous nommons aujourd’hui « les vieux métiers »,…

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