Bourrelier-Sellier
« Le bourrelier est un artisan qui fabrique, répare les bâts et les harnais des bêtes de somme, les colliers et les guides des chevaux, ainsi que certains articles en cuir (ceintures, sacs, intérieur des voitures, …).Le sellier est un artisan qui fabrique, répare, vend des selles et tous les équipements du harnachement.«
Source : Les Métiers de nos ancêtres, Marie-Odile Mergnac, Pascale Debaecker, Archives et Culture

Après la Seconde Guerre Mondiale, les chevaux de trait se faisaient de plus en plus rare. Dès lors, les bourrelleries-selleries disparaissaient petit-à-petit.
Le métier de bourrelier serait apparu en France au 4ème siècle. Les bourreliers étaient très nombreux dans les régions agricoles, où les bêtes de somme, chevaux mais aussi mules et ânes, leur apportaient amplement du travail. Les bourreliers-selliers étaient plutôt installés dans les gros bourgs et les villes, où les chevaux de trait et de selle étaient en constante augmentation, notamment au 16ème siècle avec le développement des diligences, des carrosses,…
Ce qui différenciait le bourrelier-sellier du maréchal-ferrant qui n’avait rien à vendre, c’est la boutique en plus de l’atelier qu’il possédait. Dans cette boutique, il exposait ses réalisations : colliers, harnais, longes, rênes et selles, mais aussi sacoches de cuir pour les facteurs et les médecins. Bien sûr, il réparait tout ce qui avait besoin de l’être. Puis il lui arrivait souvent de compléter son revenu en exerçant l’activité de matelassier.
Le bourrelier travaillait essentiellement le cuir de boeuf ou de vache et le cuir de mouton pour des pièces plus fines. Il devait aussi utiliser différents tissus comme les toiles caoutchoutées, moleskine. Pour fabriquer les colliers, il travaillait le bois et force de clous, de rivets, de ferrures et autres pièces de métal, ainsi que de la bourre (poils d’animaux ou filasse de chanvre), qui est à l’origine du nom de ce métier.
Ses outils étaient très spécifiques :
- le couteau mécanique avec une réglette pour découper les lanières de cuir
- une molette ou roulette équipée d’une roue crantée pour les coutures
- l’alêne pour percer les trous
- les aiguilles pour la couture
- le formoir et le lissoir
- le couteau à pied (appelé également guillotine)
- le marteau
- l’emporte-pièces
- le compas
- la pince et la tenaille
Le cheval étant le meilleur ami de l’homme, l’activité de bourrelier-sellier était considéré comme un métier noble.
Source : La vie en 1900, Les Petits Commerces au Temps de nos Grands-Mères, Jean-Michel Le Corfec, Collection Bernard Pasquet
