Frédéric Lefèvre

« Celui qui attend d’autrui son bonheur mord à un fruit empoisonné, mais celui qui donne le bonheur à autrui connaitra la félicité. »
— Frédéric Lefèvre
Frédéric Léfèvre, de son vrai nom Narcisse Almire Marie Lefèvre est né le 7 mai 1889 à Izé. Son père, Alfred Valentin, était hongreur de père en fils, et sa mère, Almire Lambert, ouvrière et cafetière.
Frédéric est le fruit d’une seconde union de son père, sa première épouse, Pélagie Armandine Bouhours, étant décédée à l’âge de 47 ans, laissant derrière elle, leurs 9 enfants, 7 filles et 2 garçons. Alfred Valentin a épousé en secondes noces Almire Lambert, 17 ans plus jeune que lui. Elle est la fille de Almire Alexandre Lambert, charpentier et Marie Douquet (son nom a été modifié dans les états civils, l’origine du nom est Douillet). Ce couple a mis au monde deux paires de jumeaux, en 1865, deux garçons Almire et Arsène, décédés une heure après leur naissance puis en 1867, deux filles, Marie (« la première sortie du sein de sa mère ») et Almire (la mère de Frédéric). Malheureusement, la petite Marie décède à l’âge de 4 ans. Almire est donc devenue l’unique enfant du couple Lambert-Douquet.
Ce second mariage sera de courte durée puisque Almire est décédé à 23 ans, 6 mois après avoir donné naissance à une petite fille Marie, née prématurément et qui décédera 36 heures après sa naissance. Frédéric a perdu sa mère à l’âge d’un an.
Alfred, son père, décède le 23 mars 1894, à l’âge de 43 ans. Frédéric n’a que 4 ans… C’est ainsi qu’il se retrouve orphelin. Il sera dans un premier temps élevé par ses grands-parents Lambert.
ROUE D’ASCENDANCE DE FREDERIC LEFEVRE (Heredis par E. Chédor – en cours)
Frédéric est ensuite pris en charge par son oncle, le frère de son père, Narcisse Frédéric, surnommé « l’oncle Fidéri ». Ce dernier était marié à Henriette Marie Plard, fille de Benjamin Plard et Henriette Foubert. L’oncle était lui aussi hongreur et n’avait pas d’enfant. Si Frédéric avait des affinités avec les parents de Marie Plard, il en était tout autrement avec Marie. Malheureusement, l’oncle Fidéri décède le 5 janvier 1895, quelques mois après l’arrivée de Frédéric.
C’est à Courcité que Frédéric Lefèvre va apprendre le latin et le grec, grâce à l’Abbé Geslin qui deviendra son maître, celui qui lui donnera goût aux livres, à la lecture et à la littérature. Il entrera au petit Séminaire de Mayenne, puis s’exilera à Paris où il commencera sa carrière d’écrivain.

Ses publications (source Wikipedia) :
- La Jeune poésie française, Fribourg-Paris, Rouart et Cie, éditeurs, 1917 puis Georges Crès, 1918, 263 p.
- Amour perdu. Coll. Ariste, 1918
- Le mépris sauveur. Essais, 1919
- La poésie dans nos poètes, Paris, Champion, 1923, [coll. “Les Amis d’Edouard”].
- Une heure avec.. Série d’entretiens publiés sous ce titre ; il y eut 6 séries, les 5 premières (1924, 1924, 1925, 1927 et 1929) parues chez Gallimard et la 6e (1933) chez Flammarion.
- Les Sources de Paul Claudel. 1925.
- Entretiens avec Paul Valéry.. 1926. Le Livre. Chamontin et chez Flammarion.
- Études sur Bernanos. 1926.
- Visite à Charles Silvestre, Limousin.
- Marcel Jousse : une nouvelle psychologie du Langage. Paris, Librairie de France, 1927.
- La force. 1928
- L’itinéraire philosophique de Maurice Blondel, 1929
- Les matinées du Hêtre rouge, éd. Ernest Flammarion, 1929.
- Amour secret 1931
- Entretiens sur J.-K. Huysmans, éd. des Horizons de France, 1931.
- Samson fils de Samson (roman d’une famille de sorciers), éd. Ernest Flammarion, 1930. Récit autobiographique qui a trait à la sorcellerie en Mayenne. Cet ouvrage fit scandale dès sa parution dans les milieux catholiques. Il raconte sa vie au petit séminaire de Mayenne, où il fut toujours dépaysé, de la troisième à la rhétorique. Il refusa ensuite d’entrer au grand séminaire de Laval. A été réédité aux éditions Siloë, en 1993
- Le sol, 1931, illustré par André Kertész
- L’amour de vivre (roman), éd. Ernest Flammarion, 1932.
- La difficulté d’être femme (roman), éd. Ernest Flammarion, 1934.
- Ce vagabond (roman), éd. Ernest Flammarion, 1936.
- Monsieur Maubenoît, philatéliste. 1941. Ariane. Coll.Horizons littéraires.
- Le terrible pouvoir Aux trois écus, éd. Edouard Aubanel, 1942.
- L’Adhésion (essais et portraits), éd. Edouard Aubanel, 1943.
- Samson le magicien (roman), éd. Jean Renard, 1944.
- Mes amis et mes livres. Ed.Lumières, Anvers. 1947
Frédéric Lefèvre s’éteindra le 11 septembre 1949 à Paris.
La maison où est né Frédéric Lefèvre a été habitée par son demi-frère Alfred François Lefèvre, le fils aîné de Alfred Valentin Lefèvre, lui aussi hongreur. Y ont succédé son fils aîné et son petit-fils : Alfred Frédéric, hongreur, puis Alfred Ulysse Frédéric (né en 1919 et décédé en 1988).
Pour en savoir plus : Frédéric Lefèvre – « Le sorcier » des Nouvelles Littéraires. Éditions de la Reinette, 2005, par Nicole Villeroux.




